L'aube fleurie

L'aube fleurie

L'assaut

Atelier de Ghislaine n° 187 

 

Pour ceux et celles d'entre vous qui avez l'habitude des ateliers de Ghislaine, vous avez dû remarquer que j'ai fait une erreur de consigne. En petite étourdie que je suis, j'ai allègrement mélangé les mots de l'atelier 186 avec l'image du 187. Ce n'est pas dramatique en soi, je l'admets, mais comme j'aime ce petit exercice, je m'y suis donc attelée de nouveau, avec les bons mots, cette fois, qui sont les suivants :

 

Pourfendre, estourbir, forteresse, assaut

lance, envahir, trêve, défendre.

 

et

 

Ange cerbère, dragon, farfadet,

innocent, volonté, subir, feu

 

Bien entendu, j'ai illustré mon texte différemment, car cela n'a plus rien à voir avec un journal intime :).

 

 

Le vent s’était levé sur la plaine endormie

Le soleil au zénith était un feu brûlant

Que subissaient les prés, les forêts, les taillis,

Autant que le granite et l’asphalte asphyxiant.

 

Le château surplombait une vallée sublime,

Il était la fierté de tout le voisinage,

Au ciel il rayonnait du haut de sa colline

Sur tout être envoûté par sa beauté sans âge.

 

Des êtres, tous les jours, visitaient ses hauts murs,

Des anges ou des dragons, des fées ou des cerbères,

Les uns porteurs d’amour, les autres d’une armure,

Mais tous au diapason d’une étrange atmosphère.

 

L’innocent farfadet fut témoin d’une scène, 

Un soir de pleine lune où chantaient les sorcières :

La belle forteresse enfumée par la haine,

Et sans pitié aucune, des dragons incendiaires.

 

Par cette volonté que nulle peur n’achève,

Il décida d’agir pour son palais chéri,

Qu’il s’était bien juré de défendre sans trêve,

Et d’en bien estourbir quelque assaillant maudit.

 

Il attrapa sa lance offerte un soir là-haut

Par un mystérieux mage aux pouvoirs tout puissants.

D’une belle prestance, il ordonna l’assaut

À cette arme sans âge aux effets non moins grands,

 

À lui seul envahit les remparts et les voies,

Le donjon et les tours, tout le chemin de ronde

Par un tour de magie qui le laissa pantois

Pourfendit sans détour des dragons la faconde.

 

Il prouva ce jour-là qu’un petit farfadet

Avec beaucoup de foi peut vaincre cent dragons

Et leurs brûlants crachats de lave empoisonnée,

Lorsque toujours il croit en sa petit' chanson.

 

 

MPV

 

 



21/05/2022
20 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 167 autres membres