L'aube fleurie

L'aube fleurie

Petit, prends ma main

 

Toi, petit,

De tes grands yeux

Tu regardais le monde

Avec l’innocence de ta jeunesse.

Pour toi

Le blanc était blanc,

Le noir était noir,

Et tu n’entendais rien

À ces subtilités du gris

Qu’on voulait t’obliger

À prendre pour du bleu

Par reflets dans tes yeux,

Si faciles à émerveiller.

 

Puis tu as su que les couleurs

Pouvaient se délaver,

Que l’amour n’était pas éternel,

Ni les sourires sur les visages heureux.

Et toi tu les aimais, ces sourires,

Ils t’aidaient à grandir.

 

Petit,

Ne t’en fais pas, va,

Tout ça passera…

Même si ton innocence

Vient de passer la main

À la conscience des amers lendemains.

Prends ma main,

Ensemble, des yeux nous suivrons

Le vol gracieux du papillon.

Il nous montrera les fleurs

Aux couleurs du bonheur.

Les parfums de la vie

Enchanteront ton cœur meurtri.

En mon sourire tu comprendras

Que la prison d’un chagrin

N’est pas le monde,

Qu’une larme

N’est pas l’océan,

Et qu’on peut pleurer le cœur content

À l’idée du nouveau jour qui se lève

En un temps qui s’achève.

 

Allez petit, viens,

Ne pleure plus,

Prends ma main.

 

MPV

 

 

 



14/03/2018
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