Ces mots...
Ces mots…
Ces mots que je ne t’ai pas dits,
Ces mots qui me brûlaient le cœur,
Voilà que ma main les écrit
Avec espoir, avec bonheur.
Ces mots bien vivants et rebelles
Qui ne connaissent la raison,
Qui préfèrent les ritournelles
À la guitare ou au violon,
S’accrochent aux notes de cristal,
Tout imprégnées de leur divin,
Les épousent le temps d’un bal
Jusqu’aux lumières du matin.
Les mots qui n’ont pas de maison,
Pas de frontière ni de loi,
Ceux qui n’ont même pas de nom
Sinon celui de leur émoi.
Ces mots qui chantent et qui enchantent
Echappent à notre vigilance,
Qui nous appellent et qui nous hantent
Jusqu’au cœur de notre prudence,
Ces mots coupables d’innocence
Jugeables de sincérité,
Qu’on voudrait bâillonner d’avance
Mais qui s’échappent sans crier,
Ces mots de soie qui adoucissent
Tout ce qui peine et se morfond,
Ces mots si clairs qu’ils embellissent
Les plus merveilleux horizons,
De ceux qui font entrer le ciel
Dans les recoins les plus obscurs,
De ceux qui fabriquent du miel
Avec le métal des armures,
De ceux qui vous font roi d’un jour
En un royaume sans prison
Où tout respire pour toujours
L’amour sans fin, sans illusion,
Où tout est beau et clair et pur,
Où rien jamais ne se termine,
Où l’on peut délaisser l’armure
Et le carcan de nos épines,
Pour enfin se laisser planer,
Emporter par la lumière
Au parfum des doux étés,
Embaumés des fleurs d’hiver,
Car en ce lieu béni de Dieu,
Il n’est de temps ni de saison,
De renoncement ni d’adieu,
De douleur de la déraison,
Il n’est que vérité des mots
Qui prennent vie quand on les dit
Avec le cœur levé bien haut
En étendard, en ciel de lit.
Alors ces mots je te les dis
À toi mon merveilleux ami.
MPV
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