L'aube fleurie

L'aube fleurie

Ce qu'on leur a volé...

Un peuple se lève et le monde est à l'écoute,

Ebahi ou heureux, circonspect, bienveillant.

La tyrannie s'achève et l'espoir est en route,

Sous les coups et le feu, dans les pleurs, les tourments.

 

La liberté aurait-elle donc un sens ?

 

Froides larmes amères inondent des joues creuses,

On a perdu un père, un frère ou un ami.

Dans le feu de l'enfer pleurent les amoureuses.

Loin des bras de leurs mères appellent les petits.

 

La liberté aurait-elle donc un prix ?

 

Les poings se sont levés et l'espérance aussi,

Les regards ont brillé du rêve d'exister.

Des voix ont entonné des chansons dans la nuit,

Un seul chœur s'est dressé, par l'espoir allumé.

 

La liberté aurait-elle donc une âme ?

 

On les dit insurgés, ils ne sont que des hommes

Qui brandissent un drapeau tout souillé de leur sang.

Que feront les armées du peu qu'ils abandonnent

Pour des chemins sans eau, sans vivres, sans argent ?

 

La liberté aurait-elle donc une raison ?

 

Rien ne pourra stopper leur détermination,

Ni les chars, les fusils, ni même les canons,

Ce qu'on leur a volé, c'est plus qu'une maison,

Que le lait des petits, le bétail, la moisson.

 

Ce qu'on leur a volé, c'est leur sang, leur histoire

Et les nobles récits qu'ils contaient autrefois,

Et le droit d'exister, la fierté, la mémoire,

De ce noble pays qu'ils ont fait pas à pas.

 

Ce qu'on leur a volé, c'est les yeux, c'est la voix,

C'est le rêve d'ailleurs, l'envie d'une autre loi,

C'est de pouvoir marcher sur les routes du Roi

Sans malaise et sans peur, avec force, avec joie.

 

Ce qu'on leur a volé, c'est leur liberté.

 

La liberté aurait-elle donc un maître ?

 

 

 

 Martine

 

 

 

 

 

 

 

 



03/03/2011
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