L'aube fleurie

L'aube fleurie

Si j'étais ange...

 

Si j’étais ange,

Je pourrais caresser ton cœur

Mais non ta main.

 

Si j’étais fée,

Je saurais transformer une pierre en rose

Mais son parfum, jamais,

N’égalerait le tien.

 

Si j’étais princesse,

Mon royaume serait pour moi

Moins important que ton sourire.

 

Si j’étais châtelaine,

De mon donjon je pourrais voir toute la vallée,

Mais resterais aveugle au fond des tes pensées.

 

Je ne suis rien de tout cela,

Mais ce que j’ai je te le donne,

Comme ce trésor que je n’ai pas

Et qui pourtant s’envole vers toi.

Il n’est fait d’or ni de satin,

Mais il enchante les matins.

Il dort au creux de l’herbe tendre

Et les oiseaux y font leur nid.

Il a pour nom Amour

Et quand il a fleuri un jour,

Son parfum demeure pour toujours.

Les anges, là-haut,

Le contemplent, attendris.

Ils voudraient bien aussi

En goûter le nectar,

Tant il paraît divin.

Ils voudraient un instant

Pouvoir toucher du doigt

Cet amour sans contour,

Lumineux, aérien,

Que seuls peuvent faire naître

Les regards mêlés,

Les mots échangés,

Les mains unies,

Les baisers tendres,

Des hommes pas encore tout à fait anges,

Mais princes des nuées,

Quand dans l’aube de l’été,

De tendresse éclairée,

Par l’amour révélés,

Ils se voient transformés.

 

Ça s’en va,

Légèrement…

Comme la fleur au vent d’automne.

Ça bruisse,

Doucement…

Comme l’herbe des prés à l’oreille du papillon.

 

Ça glisse,

Lentement…

Comme la fleur déposée au matin

Sur l’eau de la rivière.

 

Ça palpite et ça tremble

Comme la goutte d’eau

À l'ourlet du pétale de la rose.

 

Ça souffle l’âme en peine,

Ça chante un air de joie,

Ça crie en son silence.

Ça vit.

Ça survit.

Ça illumine.

Ça explose, puis ça revient :

L’Amour.

 

 

 

 

 



20/01/2018
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