L'aube fleurie

L'aube fleurie

L'arbre parlerait-il en sa sève insoumise ?

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Je marchais, un matin, sur un chemin de pierres,

La pensée torturée par quelque austère effraie,

Qui habite en son sein les détresses d'hier,

Qui songe inimitié et hulule à la paix.

 

Dans ses serres acérées, elle agrippe nos âmes,

Pour un pauvre louis d'or qui fondra au soleil.

Son gros œil courroucé scrutant le macadam,

Y appelle la mort et obscurcit le ciel.

 

Les hommes la connaissent et se laissent attendrir

Par le son de sa voix qui mime la sagesse.

Assoupis de paresse, ils trompent leurs désirs

Dans le lait de la foi et l'amour des largesses.

 

Un instant fatiguée des combats solitaires,

J'ai posé mon épée trempée dans l'encre espoir,

Ne pouvant regarder ces débris de misère

Flottant sur l'eau souillée des injustices noires.

 

Comme je me taisais, ne trouvant plus les mots,

Sur le bord du chemin où pleuraient les abeilles,

Un géant peuplier me parla de très haut,

En soufflant dans mes mains des lueurs d'arc-en-ciel :

 

« Si l'homme ne croit pas aux lendemains meilleurs,

Mon âme à moi y croit et quémande un sursis.

S'il a baissé les bras, honteux de ses erreurs,

Mes branches ont bien le droit d'espérer la survie. »

 

Ce chant de désespoir insufflé par la brise,

A réveillé mon cœur et troublé ma raison.

« L'arbre parlerait-il en sa sève insoumise ? »

Mais il n'était plus l'heure de poser la question.

 

Là le pâle horizon s'est teinté d'oriflammes,

On aurait dit la joie transportant un brasier.

Dans les rouges tisons a crépité mon âme

Et fait du matin froid un chaleureux été.

 

 

Martine PV

 

 

 

I walked one morning on a path of stones ,

The thought tortured by some austere scares

Who lives in it distress yesterday

Who thinks hoots and enmity to peace .

 

In its sharp talons , she grabs our souls ,

For a poor louis gold melt in the sun .

His large angry eyes scanning the tarmac

Also called death and obscures the sky .

 

The men know and let soften

By the sound of his voice that mimics wisdom .

Sleepy laziness , they deceive their desires

In the milk of the faith and love of generosity .

 

A moment tired of fighting lonely

I put my sword dipped in ink hope

Unable to watch the debris of misery

Floating on water contaminated injustices black.

 

As I said nothing , not finding the words,

On the roadside where the bees were crying ,

A giant poplar spoke very high,

By blowing into my hands a glimmer of rainbow :

 

"If man does not believe in a brighter tomorrow,

My soul to believe in me and beg for a reprieve .

If he gave up , ashamed of his errors,

My branches have every right to hope for survival. "

 

This song of despair blown by the breeze,

A revived my heart and troubled my mind.

"The tree he speak in his rebellious sap ? "

But it was time to ask the question.

 

There the pale horizon was tinged with banners ,

It was like the joy carrying a brazier.

In the red embers crackled has my soul

And because of the cold morning a warm summer .

 

 

MPV

 

 

 



12/06/2015
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