L'aube fleurie

L'aube fleurie

Éloge de la douceur

"Ce qu'elle a de féminin, ou qui paraît tel, c'est un courage sans violence, une force sans dureté, un amour sans colère. C'est ce qu'on entend si bien chez Schubert, c'est ce qu'on lit si bien chez Etty Hillesum. La douceur est d'abord une paix, réelle ou souhaitée : c'est le contraire de la guerre, de la cruauté, de la brutalité, de l'agressivité, de la violence…Paix intérieure, et la seule qui soit une vertu. Souvent trouée d'angoisse et de souffrance (Schubert), parfois illuminée de joie et de gratitude (Etty Hillesum) mais toujours dépourvue de haine, de dureté, d'insensibilité. "S'aguerrir et s'endurcir sont deux choses différentes" remarquait Etty Hillesum en 1942. La douceur est ce qui les distingue. C'est amour en état de paix, même à la guerre, d'autant plus fort quand il est aguerri, et d'autant plus doux."

 

André Comte-Sponville - Petit traité des grandes vertus

 



30/06/2017
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